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Stations d'Epuration des Eaux Usées (STEU)

Cette FAQ a pour objectif d'apporter des éléments complémentaires à la note RSDE/STEU du 12 Août 2016.

Echantillonnage

A quelle fréquence l’organisme de prélèvement doit-il réaliser des blancs de matériels ?

Point d’éclaircissement Annexe VII, §1.6 « Echantillonnage continu sur 24 heures à température contrôlée » de la note RSDE/STEU.

Avant le lancement de toute campagne RSDE/STEU, le laboratoire doit prouver que sa méthode de nettoyage est performante au regard de l’ensemble des substances de la note du 12 août 2016. Pour cela, il doit donc fournir la preuve, ce qui revient à fournir au client les valeurs du blanc matériel, pour l’ensemble des substances, avant le début de la campagne, pour les points A4 et A3. Ces éléments peuvent être transmis au moment de la phase de sélection du laboratoire.

Une fois l’organisme de prélèvement sélectionné, celui-ci devra pour chaque STEU concernée :

 

  •    Réaliser a minima 1 blanc matériel pour les 12 prélèvements réalisés (c’est-à-dire 1 blanc par campagne RSDE/STEU) en tout début de campagne (soit au moment du 1er prélèvement) ; 
  •     Préférentiellement sur le matériel utilisé sur les eaux d’entrée.

 

La procédure de nettoyage définie dans la note RSDE/STEU du 12 août 2016 est-elle efficace sur la matrice « eau d’entrée » et les nouvelles substances ?

Des travaux ont été engagés par AQUAREF en 2018 afin de vérifier l’efficacité de la méthode de nettoyage/décontamination stipulée dans la note RSDE/STEU au regard des nouvelles substances et matrices (eau d’entrée) à surveiller.

Ces essais ont été conduits sur l’eau d’entrée d’une station d’épuration mixte. Les matériels testés ont été identiques à ceux mis en œuvre par des organismes de prélèvement (échantillonneurs à pompe péristaltique, système d’agitation mécanique, flacon collecteur verre et tuyau téflon pour la ligne d’aspiration).

Le protocole de nettoyage testé correspond au protocole défini dans la note RSDE/STEU, configuration en absence de moyens de protection (Annexe VII, tableau du §1.6 Echantillonnage continu sur 24 heures à température contrôlée).

L’analyse de l’ensemble des substances de la note RSDE/STEU a été réalisée par un laboratoire français répondant aux exigences de la note RSDE/STEU (accréditation, respect des LQ).

Sur les quelques essais réalisés, les blancs de matériels réalisés après échantillonnage d’eau d’entrée et décontamination selon le protocole présentent des concentrations inférieures aux LQ imposées.

 

Capacité des flacons collecteurs de l’échantillonneur au regard des exigences en termes de volume nécessaire pour réaliser l’analyse de l’ensemble des substances ?

Le volume nécessaire pour réaliser l’analyse des substances de la note RSDE/STEU dépend des techniques analytiques mises en œuvre par le laboratoire sélectionné. Les laboratoires d’analyse sont invités à optimiser la quantité nécessaire d’échantillons tout en respectant les LQ imposées.

La capacité des flacons collecteurs des échantillonneurs est en général de 15 litres. Si des volumes plus importants sont requis ou demandés par le laboratoire d’analyse, des fournisseurs tels que les verriers, les cavistes proposent des bonbonnes en verre de 20/25 litres pouvant s’intégrer / s’adapter aux échantillonneurs.

 

Que faire si l’opération d’échantillonnage avec asservissement au débit n’est pas techniquement réalisable au niveau des eaux d’entrée de la station d’épuration (par exemple : absence de canal venturi, poste de relevage équipé de plusieurs pompes à débit variable) ?

Si exceptionnellement et uniquement pour des raisons techniques justifiées, l’organisme de prélèvement ne peut installer un débitmètre au niveau du point réglementaire A3 (eau d’entrée), alors il pourra, afin d’avoir un échantillonnage représentatif des eaux entrant dans la station d’épuration, asservir son échantillonneur automatique au débitmètre de l’exploitant installé sur la station. Dans ce cas, l’organisme de prélèvement s’assurera que des contrôles métrologiques sur ce débitmètre soient réalisés régulièrement par l’exploitant (plusieurs fois par an) et que les résultats des vérifications respectent les critères définis a minima par l’exploitant. Si ce n’est pas le cas, un commentaire devra être stipulé lors de la restitution de la mesure de débit.

Les opérations d’échantillonnage, dans ce cas, ne pourront pas être rendues sous accréditation. Lors de la bancarisation des résultats (autostep), les raisons techniques de non installation de débitmètre en entrée de la station (point réglementaire A3) par l’organisme de prélèvement devront être indiquées dans le champ commentaires.

Lors de la qualification des données par les Agences de l’Eau, si les raisons techniques annoncées sont jugées pertinentes, les données seront qualifiées incertaines (c’est-à-dire données ne respectant pas toutes les exigences de l'annexe VII de la note technique du 12 août 2016, ceci ayant un impact faible sur les résultats analytiques) : ces données seront prises en compte par la Police de l'Eau et seront utilisées lors de l'exploitation nationale.

 

Analyse

 

 

Installations classées (Circulaire du 5 janvier 2009)

Accréditation

Prélèvement

Analyse

Restitution des résultats

DCO ou ST-DCO

Aide à l'application de la note du 27 avril 2011

 


Demande ouverture d'un compte exploitant

Numéro GIDIC?

Le numéro GIDIC de l’établissement est disponible auprès des services de l’inspection classée dont dépend l'établissement.

Le nºGIDIC doit être sous la forme : bbb.nnnnn,
où bbb est le chiffre correspondant au numéro de la « base Gidic » pour la région (par exemple 051 pour la Picardie ou 100 pour le Centre),
et où nnnnn est le chiffre correspondant au numéro affecté à l'établissement dans l'application GIDIC (par exemple 00257).

Un point sépare le numéro de base de la région du numéro de l'établissement.

L’accréditation en quelques mots ?


Spécificité de l’agrément par rapport à l’accréditation ?

L’agrément est la reconnaissance de la satisfaction, par un laboratoire accrédité, d’exigences complémentaires du MEEDDM pour la réalisation de certains essais décrits dans les programmes 100-1, 100-2, 100-3 et 156 du COFRAC. Ces exigences (entre autres LQ, format d’échange de données) ont pour but d’améliorer la qualité des données et de faciliter leur interopérabilité.
L’agrément n’a pas été exigé dans le cadre de la circulaire du 5 Janvier 2009, car le dispositif est encore à compléter pour les eaux résiduaires (processus de révision de l’agrément en cours).
La partie analytique de la circulaire repose sur les exigences de l’accréditation et plus particulièrement sur le programme 100.1.

 

L’accréditation Portée fixe / Portée flexible ?

COFRAC : « L'accréditation n'est pas délivrée pour une entreprise dans son intégralité ni pour une durée indéterminée. Elle est obtenue pour un domaine ou une compétence*, des sites géographiques précis et pour une durée déterminée renouvelable, pendant laquelle auront lieu des audits de surveillance.
* En la matière, on parle aussi de portée. La portée est l'expression des compétences faisant l'objet de l'accréditation ou de la demande d'accréditation. Une portée flexible est une portée dont l'expression permet au laboratoire une certaine flexibilité quant à l'utilisation de son accréditation.

Portée flexible vs portée fixe
La portée est une liste de méthodes d'essais/d'étalonnages précisément définies, dont le laboratoire ne peut s'écarter sans accord préalable du Cofrac.
Dans la portée flexible, les compétences du laboratoire ne sont pas définies par une liste de méthodes incluant leurs conditions d'utilisation, mais par des champs de possibilités décrits à l'aide de critères. »

Un laboratoire accrédité pour un paramètre peut l’être de manière indifférente en portée fixe ou en portée flexible, les exigences étant les mêmes dans les deux cas.

Comment lire une annexe technique ?
La première page :

  • Donne la raison sociale du laboratoire et le nom de son responsable ;
  • Indique le site concerné : si une même raison sociale regroupe plusieurs établissements géographiquement distinct ayant des spécialisations différentes, il sera possible de connaître par le biais des annexes techniques de chaque site la liste des paramètres qu’il analyse sous accréditation ;
  • Précise, au sein d’un même site, si plusieurs laboratoires de compétences différentes (les « unités techniques ») sont concernés ;
  • Indique la date de prise d’effet : le laboratoire est accrédité à partir de cette date et pour 15 mois.

Les pages suivantes définissent très précisément le périmètre de l’accréditation : matrice par matrice, les paramètres accrédités sont spécifiés, accompagnés de la référence et du principe de la méthode de mesure concernée. Toute combinaison (matrice, paramètre, méthode) n’apparaissant pas dans cette liste n’est pas accréditée.


Comment vérifier qu’un laboratoire est accrédité pour un paramètre et une matrice donnée ? en consultant son annexe technique :

  • soit sur le site du COFRAC (rubrique « recherche d’organismes », avec la possibilité de rechercher par nom de laboratoire ou par programme d’accréditation 100-1
  • soit directement auprès du laboratoire

 

Quels organismes accrédités sont-ils habilités contrôler métrologiquement des débitmètres?

L'organisme français compétent pour la délivrance de ce type d'accréditation est le COFRAC. La liste des organismes accrédités pour le contrôle métrologique des débitmètres est accessibles sur le site du COFRAC http://www.cofrac.fr/ sous le secteur ETALONNAGE.


Prélèvement et échantillonnage


Quelle méthode de prélèvement utiliser dans le cas de rejets discontinus et hétérogènes ? par exemple rejets par bâchées, rejets ponctuels, rejets eaux pluviales

L’annexe 5 de la circulaire du 5 janvier 2009 précise § 3.4 : ….."Dans le cas où il s’avérerait impossible d’effectuer un prélèvement proportionnel au débit de l’effluent, le préleveur pratiquera un prélèvement asservi au temps, ou des prélèvements ponctuels si la nature des rejets le justifie (par exemple rejets homogènes en batchs). Dans ce cas, le débit et son évolution seront estimés par le préleveur en fonction des renseignements collectés sur place (compteurs d’eau, bilan hydrique, etc). Le préleveur devra lors de la restitution préciser la méthodologie de prélèvement mise en œuvre"

Cas 1 : Rejets par bâchées
Un prélèvement ponctuel peut être réalisé en respectant la norme FDT 90-523-2 § 5.1 "Prélèvement ponctuel". L’opérateur du prélèvement doit fournir des données sur le volume total d’effluent rejeté.
Cas 2 : entreprise dont les rejets sont ponctuels (par tranche de 1h)
Dans ce cas, un prélèvement asservi au temps ou ponctuel peut être réalisé en respectant la norme FDT 90-523-2. L’opérateur du prélèvement doit fournir des données sur le volume total d’effluent rejeté.
Cas 3 : eaux pluviales
Dans ce cas particulier, le prélèvement dépend des conditions météorologiques et non de l'activité journalière de l'établissement. Le prélèvement à mettre en œuvre est un prélèvement ponctuel. En général, l'établissement est équipé de bassins ou de zones tampons recueillant les eaux pluviales. Il suffit de réaliser un prélèvement ponctuel (selon la norme FDT 90-523-2 § 5.1 "Prélèvement ponctuel") et d'estimer en parallèle la quantité de pluie collectée dans le bassin ou la zone tampon afin de pouvoir estimer la concentration en substances dans le bassin.

Cas de prélèvement ponctuel et en absence de mesure de débit?

Il a été convenu en cas de prélèvement ponctuel et en absence de mesure de débit de renseigner les champs de la façon suivante :

  • la date du dernier contrôle métrologique du débitmètre sera indiquée 01/01/2009.
  • la durée de prélèvement sera indiquée 00:00:00 dans le fichier EDILABO ou 0 heure dans l'interface web.
  • le débit de prélèvement ne devra en aucun cas prendre la valeur 0, il devra être estimé.

Pour le cas des eaux de rejets, l'estimation du débit pourra s'appuyer :

  •      sur la base du débit moyen journalier de l'entreprise en termes de rejets,
  •      sur la base d'une mesure faite en parallèle,
  •      sur la base de l'historique du rapportage de l'entreprise dans le cadre de l'autosurveillance....

Pour le cas des eaux amont, l'estimation du débit pourra s'appuyer sur la base de la consommation journalière de l'entreprise en terme d'eau amont.

Quels matériaux utiliser pour les organes de l'appareil de prélèvement?

  • Pour les appareils à dépression : bol en verre recommandé (mais non imposé) - Ligne d'échantillonnage en téflon, flacon de collecte en verre.
  • Pour les appareils ayant une pompe péristaltique : tuyau d’écrasement en silicone Ligne d'échantillonnage en téflon, flacon de collecte en verre.
    Une attention particulière devra être apportée à l'état du tuyau d'écrasement en silicone avant chaque campagne (détérioration rapide).

Que signifie "système d'homogénéisation" tel que cité dans l’annexe 5 de la circulaire du 5 janvier 2009 §3.5 ?

Il s’agit d’un moyen mécanique équipé si possible d’une pale permettant d’homogénéiser l’échantillon collecté (20 litres en général) avant distribution dans les flacons destinés au laboratoire pour analyse.
L’objectif étant de réaliser des sous-échantillons homogènes en concentration de matières en suspension sans qu’il y ait contamination.


La problématique des blancs de prélèvements ?

Les blancs de système de prélèvement (tubulures, flacons de collecte etc) sont utiles pour démontrer l’absence de contamination par une source externe.
Un résultat d’analyse sera systématiquement réputé provenir du rejet en l’absence de contrôle sur les blancs de système de prélèvement. L’industriel sera réputé responsable de ce qui est quantifié dans le rejet.


Comment réaliser un blanc de système de prélèvement?

Le blanc de système de prélèvement peut être réalisé sur site ou au laboratoire. Il devra être fait obligatoirement sur une durée de 3 heures minimum.
Il est conseillé de le réaliser systématiquement afin de vérifier l’absence de contamination liée aux matériaux et/ou contamination croisée entre prélèvements.
Un blanc de système de prélèvement réalisé 1 fois tous les X prélèvements ne permet pas de s’affranchir de la contamination en cas de quantification dans le rejet.
AQUAREF préconise l’utilisation de matériaux inertes : le téflon pour la ligne d’échantillonnage et le verre pour le flaconnage de collecte.

 

Spécificités pour l'acheminement des échantillons provenant des DOM

Des spécificités relatives au transport et à l'acheminement des échantillons en provenance des DOM sont fournies dans la note AQUAREF « Transport DOM ».

 

Analyse


Une absence d’accréditation est-elle tolérée?

Comme le stipule l’annexe 5 de la circulaire du 5 janvier 2009, une absence d’accréditation est acceptée uniquement pour les substances : Chloroalcanes, diphénylétherbromés, alkylphénols et hexachloropentadiène.
Pour toutes les autres substances l’accréditation est obligatoire. Une demande d’accréditation en cours d’instruction sur une substance ne peut en aucun cas satisfaire aux exigences de cet exercice.
Pour information : Un bilan réalisé en janvier 2010, à partir des déclarations des laboratoires, montre qu’il existe a minima plusieurs laboratoires accrédités par substance, hormis celles identifiées ci-dessus.
Il appartient à l’industriel de vérifier l’offre du prestataire (incluant la sous-traitance) sur le point « accréditation » avant de le sélectionner.


Une accréditation est-elle obligatoire sur la matrice « matières en suspension » ?

Aucune accréditation n’est actuellement exigée pour la matrice matières en suspension.

 

L'accréditation est - elle obligatoire pour les substances demandées hors circulaire?

Généralement, ces substances font partie d'une demande particulière de la DREAL, envers l'exploitant. Aucune exigence d'accréditation n'est attachée à ces substances (hors champ de la circulaire) même si l'accréditation serait une meilleure garantie de la qualité des données.

 

Terminologie des fractions analysées - Support EAU

Les fractions pouvant être analysées dans le cadre de l'action RSDE sont précisées ci-dessous :

Code fraction
analysée                                Terminologie                                           Commentaires

   3                              Phase aqueuse de l'eau                             /
                                   (filtrée, centrifugée)

 

  156                            Phase particulaire de l'eau               Phase composée de
                                                                                    l'ensemble des MES dans l'eau,

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